Flat tax ou barème progressif : comment comparer sans se tromper ?

Flat tax ou barème progressif : comment comparer sans se tromper ?


Le prélèvement forfaitaire unique s’applique par défaut à de nombreux revenus mobiliers. L’option pour le barème progressif est globale pour les revenus entrant dans son champ au titre de l’année : on ne choisit pas le PFU pour un placement et le barème pour un autre.

Comparez l’impôt et les prélèvements sociaux sur l’ensemble des intérêts, dividendes et plus-values concernés. Au barème, certains dividendes éligibles bénéficient d’un abattement et une fraction de CSG peut être déductible ; le résultat dépend de votre tranche et de vos autres revenus.

Utilisez les deux simulations de la déclaration et contrôlez l’IFU. Une comparaison limitée au taux affiché serait trompeuse.

Taux et périmètre à actualiser pour 2027.

Ce que contient le PFU

Le prélèvement forfaitaire unique combine l’impôt sur le revenu à taux forfaitaire et les prélèvements sociaux pour les revenus entrant dans son champ. Le taux global souvent appelé « flat tax » ne doit pas être comparé à la seule tranche marginale, car une partie correspond aux prélèvements sociaux dus dans les deux scénarios.

Certains produits suivent un régime particulier ou dépendent de leur date. Vérifiez le périmètre ligne par ligne sur l’IFU.

Une option globale pour le barème

La case d’option concerne l’ensemble des revenus et gains éligibles de l’année. Vous ne pouvez pas retenir le barème pour les dividendes avec abattement et conserver le PFU pour les intérêts moins favorables. Une simulation doit donc consolider tous les comptes et établissements du foyer.

Les éléments favorables au barème

Les dividendes éligibles peuvent bénéficier de l’abattement de 40 %. Une fraction de CSG peut devenir déductible du revenu de l’année suivante selon les règles. Les moins-values et frais suivent aussi leur traitement propre. Ces effets rendent la comparaison plus riche qu’un simple 12,8 % contre une tranche.

Exemple fictif

Un foyer reçoit 2 000 euros d’intérêts et 4 000 euros de dividendes éligibles. Il simule le PFU sur l’ensemble, puis coche l’option pour le barème et observe l’impôt final, l’abattement, la CSG déductible future et l’effet sur le revenu fiscal de référence. Il ne décide pas à partir des seuls dividendes.

Quand le PFU peut rester préférable

Un contribuable dans une tranche élevée, avec beaucoup d’intérêts sans abattement, peut trouver le forfait plus favorable. Le barème peut convenir à un foyer faiblement imposé. Mais décote, quotient familial et autres revenus modifient la conclusion.

Faire la simulation correctement

Rapprochez tous les IFU, plus-values, moins-values reportables et revenus étrangers. Effectuez deux simulations identiques, en changeant uniquement l’option. Notez l’impôt, les prélèvements, le RFR et la CSG déductible. Vérifiez que la case globale a bien modifié toutes les lignes concernées.

L’option est annuelle : refaites le test chaque année. Une décision favorable en 2026 ne doit pas devenir un réflexe permanent.

Sources contrôlées le 19 juillet 2026. Pour une démarche effectuée en 2027, la notice et les formulaires officiels du millésime concerné prévalent si une valeur ou une procédure a évolué.

Dernier contrôle

Regardez aussi l’année suivante : la CSG déductible peut réduire le revenu futur, tandis qu’une hausse du RFR peut affecter certains seuils. Pour des titres acquis avant 2018, vérifiez les anciens abattements éventuellement mobilisables avec le barème. N’utilisez jamais une simulation bancaire limitée à un seul portefeuille comme décision globale pour le foyer.

Conservez les deux résultats de simulation et le récapitulatif de l’option finalement choisie. Lors d’une correction ultérieure d’IFU, refaites intégralement la comparaison : quelques dividendes requalifiés ou une moins-value ajoutée peuvent inverser le choix.

Source officielle

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