
Une personne invalide recueillie sous votre toit peut, sous conditions, être comptée à charge même sans lien de parenté. Il faut distinguer ce dispositif de la déduction de frais d’accueil d’une personne âgée.
La personne doit notamment vivre dans votre foyer et être titulaire de la carte mobilité inclusion portant la mention invalidité, selon les règles applicables. Ses revenus sont alors susceptibles d’être intégrés à la déclaration du foyer.
Avant de choisir, vérifiez l’effet complet sur les parts, les revenus à ajouter et les éventuelles aides. Conservez la preuve du domicile commun et du droit lié à l’invalidité.
Une même dépense ne doit pas produire deux avantages incompatibles. Si vous hésitez entre personne à charge, pension ou frais d’accueil, comparez les dispositifs et demandez une position à l’administration.
Conditions et cases à confirmer pour 2027.
Qui peut être compté à charge ?
Le dispositif vise une personne vivant sous votre toit et titulaire du justificatif d’invalidité exigé, notamment la carte mobilité inclusion avec mention « invalidité ». Aucun lien de parenté n’est nécessaire. La simple aide régulière apportée à une personne résidant ailleurs ne suffit pas.
La cohabitation doit correspondre à la réalité de l’année. Conservez preuve d’adresse, période d’accueil et copie du titre avec sa durée de validité.
Une part supplémentaire, mais aussi des revenus
La personne comptée à charge augmente le quotient familial selon les règles, mais ses revenus imposables rejoignent votre déclaration : pension, retraite, revenus financiers ou fonciers. Les prestations exonérées ne deviennent pas imposables, à condition d’être correctement identifiées.
Ne recopiez pas les virements nets. Demandez attestations fiscales et relevés des organismes. Vérifiez les colonnes attribuées à la personne dans la déclaration.
Exemple fictif
Nora accueille toute l’année une amie titulaire de la carte requise. Cette amie reçoit une pension imposable et une allocation exonérée. Nora ajoute la pension dans sa catégorie, n’ajoute pas l’allocation exonérée et obtient la majoration de parts. Elle compare le résultat complet à la situation sans rattachement.
Comparer avec les autres dispositifs
Si la personne est un ascendant, l’aide peut parfois relever de l’obligation alimentaire. L’accueil d’une personne âgée de plus de 75 ans peut aussi ouvrir une déduction spécifique sous conditions. L’emploi d’un salarié à domicile relève d’un crédit d’impôt. Ces mécanismes ne se cumulent pas librement pour les mêmes dépenses.
Le rattachement d’une personne invalide sans lien de parenté ne crée pas automatiquement une pension alimentaire déductible.
Plafonnement du quotient familial
L’avantage de la demi-part est plafonné. Sa valeur réelle dépend du revenu, du nombre de parts et des autres corrections. Ne présentez pas la demi-part comme une économie fixe. Utilisez le simulateur avec tous les revenus de la personne recueillie.
Dossier et confidentialité
Gardez carte, preuve de domicile, attestations de revenus, simulations et choix. Limitez les données médicales transmises : le justificatif administratif de l’invalidité suffit généralement, sans partager le diagnostic. En cas d’accueil partiel ou de changement d’adresse, demandez une réponse écrite à l’administration.
Sources contrôlées le 19 juillet 2026. Pour une démarche effectuée en 2027, la notice et les formulaires officiels du millésime concerné prévalent si une valeur ou une procédure a évolué.
Avant validation, contrôlez que la carte était valable pendant la période concernée et que la personne apparaît une seule fois dans le foyer. Comparez l’économie de la part plafonnée à l’impôt supplémentaire lié à ses revenus. Notez enfin les aides et dépenses utilisées dans d’autres rubriques afin de prévenir tout cumul incompatible.