
Tous les revenus d’un jeune ne bénéficient pas de la même exonération. Les salaires perçus par un étudiant, ceux d’un apprenti et la gratification d’un stage obligatoire relèvent de dispositifs différents, avec leurs propres conditions et limites.
Partez du revenu net fiscal transmis par chaque payeur, puis identifiez la nature du contrat et la période concernée. L’exonération n’autorise pas à supprimer aveuglément tout le montant prérempli : seule la fraction répondant aux conditions doit être traitée conformément à la notice.
Le choix du rattachement au foyer parental modifie aussi la personne qui déclare les revenus. Conservez contrats, conventions, certificats de scolarité et bulletins de salaire.
Seuils à actualiser pour les revenus 2026.
Salaires d’un étudiant
Les salaires perçus pendant les études ou les congés peuvent être exonérés dans une limite annuelle si le jeune remplit notamment la condition d’âge et poursuit ses études. L’exonération est optionnelle et porte sur le montant choisi dans la limite : la fraction supérieure reste imposable.
Un emploi exercé après la fin des études ou hors des conditions ne bénéficie pas automatiquement de cette règle. Reconstituez les périodes et gardez le certificat de scolarité.
Rémunération d’un apprenti
Le salaire versé dans le cadre d’un contrat d’apprentissage bénéficie d’une exonération distincte, plafonnée par référence au Smic annuel selon les règles. Seule la fraction dépassant le plafond est déclarée. Un contrat de professionnalisation n’est pas un contrat d’apprentissage et suit normalement le régime des salaires.
Identifiez le contrat exact, y compris lorsqu’il commence ou se termine pendant l’année.
Gratification de stage
La gratification d’un stage ou d’une période de formation en milieu professionnel peut être exonérée dans sa propre limite lorsque la convention et les conditions sont remplies. Une rémunération versée sous un contrat de travail ne devient pas gratification de stage parce que le jeune est étudiant.
Exemple fictif
Lina reçoit un salaire étudiant, puis une gratification de stage. Elle calcule séparément l’exonération applicable à chaque catégorie à partir des montants nets fiscaux. Elle ne cumule pas les revenus pour appliquer un seul plafond, et ne supprime pas automatiquement tout le préremplissage.
Rattachement ou déclaration personnelle
Si le jeune est rattaché, la fraction imposable rejoint la déclaration des parents dans sa colonne. S’il déclare seul, il utilise sa propre déclaration. Le choix du rattachement se compare avec une pension éventuelle, les parts, l’abattement et les autres avantages ; l’exonération du revenu reste calculée selon ses conditions.
Corriger le préremplissage
Partez des attestations de chaque payeur. Ventilez montant total, exonération et fraction imposable. Gardez contrats, conventions, bulletins, certificats et calcul du plafond. En cas de double transmission ou de mauvaise nature, demandez une attestation corrigée.
Sources contrôlées le 19 juillet 2026. Pour une démarche effectuée en 2027, la notice et les formulaires officiels du millésime concerné prévalent si une valeur ou une procédure a évolué.
Dernier contrôle
Si plusieurs employeurs ou stages se succèdent, tenez un tableau par statut et période. Les plafonds sont annuels et doivent être consolidés, pas appliqués intégralement par payeur. Vérifiez également les autres revenus — intérêts, activité indépendante ou pension — qui ne bénéficient pas de l’exonération des salaires étudiants. Archivez la simulation de rattachement et la demande signée du jeune.
Avant de valider, comparez le total imposable obtenu aux colonnes des personnes à charge et vérifiez qu’aucun revenu exonéré n’a été déclaré deux fois par plusieurs payeurs. Conservez une feuille indiquant, pour chaque montant prérempli, la fraction maintenue, corrigée et le motif juridique de la correction.