Pourquoi les charges patronales n’existent pas?

Deux visions du monde s’affrontent quand il s’agit d’emploi: le salarié voit ce qu’il touche et le patron voit ce qu’il paye.
Pourtant, il est intéressant de voir que les politiques n’hésitent pas à augmenter les charges dites patronales et cela ne gêne pas le salarié vu que c’est le patron qui paye. Et le patron n’est pas forcément trop gêné dans l’absolu car, lui, sait que c’est le salarié qui paye.

A quoi correspond le coûts d’un salarié ?

Partons d’une équation que tout le monde peut comprendre :
Coûts d’un salarié =net+ charges sociales + « trucs »

Net = ce que le salarié récupére
Charges sociales=charges salariale+ charges patronales
« Trucs »=
fiche salaire:20€/mois ou partie du salaire de comptable internalise
Médecine du travail 8-10€/mois
Perte de productivite: maladie et maintiens de salaire
Location de bureau: un salarié occupe des m2
charges: il faut éclairer les salariés et payer l’eau des wc
Outils de travail (ordinateurs, tournevis, véhicules ) sans outil, point de travail.(a amortir sur la durée de vie de l’outil)
Responsable des ressources humaines, cadres: pour que certains il faut payer certains pour surveiller
Festivités (repas de fin d’année, chocolats, primes sur objectifs, …)
Primes à fiscalité réduite (ticket restau)

Coût salarié = prix que le patron accepte de payer pour la productivité de son salarié (main d’oeuvre, revenus intellectuels ,…)

Le patron résonne avec une logique économique simple liée à notre économie capitalistique:
Coût salarié < ce que rapporte le salarié
Quoi de plus normal sinon sa société dépose le bilan.
Cela signifie donc qu’un employeur est prêt à payer le coût d’un salarié pour son travail et donc quelque soit le montant des « charges » tant que ce montant respecte l’équation précédente. A partir du moment où cette équation n’est plus respecté, le salarié n’a plus d’intérêt.

« Le coût d’un salarié » vu par un salarié

Ce raisonnement, nous le faisons tous. Prenons l’exemple d’une baguette de pain que l’on paye à notre artisan boulanger 1€, c’est que l’on estime qu’elle vaut 1€. En effet, en supermarché, il existe des baguettes industrielles pour 50 centimes et pourtant certains vont choisir celle à 1€ satisfaisant ainsi à l’équation
1€<Plaisir d’une bonne baguette
Maintenant, notre boulanger décide d’augmenter le prix, votre acte d’achat sera effectif tant que l’équation restera satisfaite. Lorsque ce ne sera plus le cas, vous ne l’achèterez plus chez lui. Le montant de taxe inclus dans le prix de la baguette importe peu, c’est trop cher, on ne paye plus.

Conclusion

Sur le même principe, un employeur payera un salarié jusqu’à ce que ce ne soit plus rentable pour lui et cela indépendamment du salaire net que percevra le salarié et donc du montant de taxe prélevé entre ce qu’il versé et ce que son salarié encaisse.

Vous pouvez donc voir que le salarié paye de manière directe tous les coûts liés à son emploi. Si un employeur est prêt à payer 5000 un salarié, c’est qu’il rapporte au moins 5000, peu lui importe qu’il paye 1000 ou 4000 de taxes.

Arrêtons de différencier charges salariales et charges patronales, parlons juste d’impôts social et de cotisation sociale.

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